Les
Sauriens... aaen
rouge : famille aaaaen
blanc : sous-famille aaa()
: nombre d’espèces
dans le monde pour la sous-famille
Cliquez sur les miniatures aaaaaaC
: espèce présente en Corse aaaaaaaaen
noir: pays origine individu photographié
n.b. : Il y a en Corse plusieurs
espèces de tortues, trois geckos,
4 lézards et deux couleuvres (pas de vipère), soit 13 ou
14 espèces de reptiles. Nous n’avons pu pour l’heure
n’en photographier que quelques-unes. Les autres non photographiées
sont : tortue d’Hermann (Testudo hermanni), Hémidactyle
(Hemidactylus turcicus), Phyllodactyle d’Europe (Phyllodactylus
europaeus), lézard sicilien (Podarcis
sicula), couleuvre verte
et jaune (Coluber viridiflavus) et couleuvre à collier de Corse
(Natrix natrix corsa).
Les
Ophidiens... aaaGRAS
NOIR : super
famille aaaaaen
rouge : famille aaaaaaen blanc : sous famille Cliquez sur les miniatures aaaaaaaaaaaaaaaaaa()
nombre d’espèces
dans la sous famille aaaaaaaaen
noir : pays origine individu photographié
Iguane
photographié au
Mont Kerinci – Sumatra (Indonésie)
Gonocephalus chamaleontinus
Magnifique
agame trouvé dans le
parc de Cibodas sur l’île de Java.
Les agames du genre Gonocephalus sont
appelés « agames à tête angulée ».
Ils sont capables de changer de couleur rapidement, selon l’état
d’excitation. Les agames sont le pendant des iguanes du
Nouveau Monde. On les trouve depuis l’Afrique jusqu’en
Asie. L’espèce chamaleontinus est essentiellement
arboricole, descendant rarement au sol. Elle vit dans les forêts
humides du sud-est asiatique.
Caméléon nain - Brookesia minima
Brookesia minima fait
partie des caméléons-nains. Ce genre ne contient que des
espèces non-arboricoles, qui vivent au sol sous les feuilles,
se servant de leur camouflage pour ne pas se faire voir. L’espèce minima ne
mesure que trois centimètres ! Il existe 22 espèces
de Brookesia, toutes endémiques de Madagascar. Presque toutes
se reproduisent par parthénogenèse, c’est-à-dire
sans l’intervention des mâles... En fait, ce ne sont
que des femelles qui se clonent entre elles !
Caméléon de Périnet - Calumna gastrotaenia
Les
caméléons
du genre Calumna sont de taille assez grande. Contrairement aux Brookesia,
ils sont strictement arboricoles, se nourrissant d’insectes
grâce à leur langue gluante qu’ils projètent
vers leur proie à grande distance. Ce sont les reptiles
qui ont la vue la plus incroyable, grâce à la vision
télescopique de leurs deux yeux indépendants. En
réalité, chaque œil envoie à tour de
rôle, chaque seconde, son image au cerveau.
Caméléon de Parson - Calumna parsonii
cristifer
Les
caméléons
de Parson font partie des plus grands caméléons
au monde, pouvant atteindre 60 centimètres. Chez les sujets âgés,
ils possèdent deux excroissances au bout du museau et
un prolongement en forme de casque derrière la tête.
Caméléon nasique - Calumna nasuta
Un
caméléon nasique, avec son
nez en protubérance, photographié dans le parc
naturel de Ranomafana.
Caméléon à cornes
courtes - Calumna brevicornis
Caméléon à cornes courtes
photographié dans le parc naturel d’Ankarafantsika.
Caméléon de Boettger - Calumna boettgeri
Espèce endémique à l’extrême
nord de Madagascar, les individus âgés
de Calumna boettgeri ont le nez qui vire
au violet... Individu photographié dans le parc
de la Montagne d’Ambre.
Caméléon panthère
- Furcifer pardalis
Furcifer pardalis est
l’un des plus grands caméléons.
Il est originaire du nord de Madagascar (photographié ici
dans le parc de Ankarafantsika). Il possède
une très grande aptitude à changer
de couleur.
Caméléon rhinocéros
- Furcifer rhinoceratus
Endémique
de Madagascar, photographié ici dans le parc de Ranomafana.
Caméléon d’Oustalet
- Furcifer oustaleti
Le
caméléon d’Oustalet
est l’un des plus grands caméléons africains.
Originaire de Madagascar, il a été introduit au Kenya.
C’est une espèce que l’on trouve souvent dans
des milieux assez secs. L’individu en haut à gauche,
par exemple, a été photographié dans la petite
réserve paysanne Anja, au sud de Fianarantsoa, Madagascar.
Basilic à barres jaunes - Basiliscus vittatus
Le
basilic à barres jaunes
est un splendide lézard associé aux Iguanes,
que l’on retrouve près des points d’eau
d’Amérique centrale, comme ici pour cet
individu photographié près de la rivière
Agua Azul, dans le Chiapas Mexicain. Le mâle
possède une grande crête sur la tête,
certainement un ornement pour séduire les femelles
lors de la période de reproduction. Les basilics
sont connus pour leur capacité à courir
sur de longues distances sur leurs deux seules pattes
arrière, franchissant même des ruisseaux,
d’où leur surnom de « lézards
Jésus »...
Iguane à queue épineuse - Ctenosaura
hemilopha
Bel
iguane à la
queue hérissée de piquants, Ctenosaura hemilopha se
retrouve depuis le Mexique (photographié ici dans les
ruines Mayas de Chichen Itza et d’Uxmal) jusqu’à Panama.
Les iguanes ne doivent pas être confondus avec les varans,
ils sont même à l’opposé dans l’histoire évolutive
des lézards ! Les iguanes ont une langue en chair qui
leur permet de manger, point commun avec les caméléons,
tandis que les varans ont une langue dure et fourchue qui leur
sert de capteur sensoriel. Pour manger les proies, ils se servent
de leurs puissantes mâchoires (les serpents sont originaires
des varans). Signalons aussi que les iguanes chassent à l’affût,
se servant de leur camouflage, contrairement aux varans, qui
sont d’actifs chasseurs.
Gecko Tokay - Gekko gecko
Genre
ayant donné son nom à la
large famille des Gekkonidae. Le Gecko tokay est
largement répandu en Asie. On le reconnaît à ses
points orangés sur tout le corps. Comme une grande
majorité de geckos, le Tokay est nocturne, ce
qui marque une évolution dans l’histoire
des reptiles, avec de nouvelles niches écologiques à exploiter.
Les Geckos sont les seuls lézards à pousser
de sourds cris d’appel durant la nuit. Celui-ci,
photographié dans le parc de Baluran à l’est
de Java (Indonésie) n’a pas échappé à la
règle ! C’est d’ailleurs à cause
de son cri qui n’est pas sans rappeler celui d’une
grenouille que nous l’avons trouvé derrière
une armoire !
Paroedura stumpffi
Joli
gecko endémique de Madagascar. Les geckos sont à mi chemin
entre les iguanes et les lézards plus « rapides » comme
les lacertidés ou les téidés. Ils pratiquent
encore le camouflage et la chasse à l’affût.
Beaucoup sont nocturnes (pupille en ellipse).
Gecko diurne commun de M. - Phelsuma madagascariensis
C’est
l’un des geckos les plus connus, de par sa splendide couleur
verte et ses points rouges. Les espèces appartenant
au genre Phelsuma sont endémiques à l’île
de Madagascar. Ce sont, une fois n’est pas coutume, des
espèces diurnes (notez la pupille arrondie et non en
ellipse). Ils sont insectivores.
Gecko diurne à bandes - Phelsuma lineata
Espèce
diurne de Madagascar
La Tarente - Tarentola mauritanica mauritanica
un
sujet se bronze sur une pierre
détail de la tête
de Tarentola mauritanica
Il
s’agit
d’un gecko. Elle est commune en Afrique du Nord et en Europe
méditerranéenne, où elle vit dans les fissures
des rochers et dans les vieilles bâtisses; la nuit, elle
hante en grand nombre les parages des sources lumineuses. Sa
peau, abondamment recouverte de granulations et de tubercules,
est gris brunâtre, diversement tachée de brun et
de blanc sur la face dorsale; la face ventrale est blanc jaunâtre.
Cet animal inoffensif, dépourvu de tout organe producteur
de venin et donc considéré à tort comme
venimeux et persécuté, ne capture que des insectes.
Au cœur du printemps, les mâles engagent des combats
pour conquérir les femelles, perdant souvent, au cours
de ces luttes, leur queue, qui se régénère
ensuite.
Uroplatus sikorae Gecko-mousse à queue foliacée
Les Uroplates sont
un genre endémique à Madagascar. Pour ces
espèces, le camouflage a été poussé à l’extrême,
comme on le voit sur les photos ci-dessus. Les Uroplates tirent
le nom de leur queue aplatie qui permet d’épouser
parfaitement le tronc des arbres. Des barbillons sous la gorge
permettent aussi d’éviter toute ombre. Le corps
imite les moindres stries de l’écorce, ainsi que
le lichen qui recouvre souvent les arbres ! L’Uroplate,
comme de nombreux geckos, chasse à l’affût
grâce à son camouflage et attend son heure. L’observateur
attentif peut s’approcher de lui très près,
ce qui n’est pas le cas avec les autres lézards
actifs...
Uroplatus ebenaui - Gecko à queue plate
Autre
espèce
d’Uroplate photographié en forêt de Ranomafana,
la nuit, lorsque ce gecko part en chasse. Là encore le
camouflage est parfait, avec une queue qui imite une feuille
abîmée !
Gecko lichen géant - Uroplatus fimbriatus
Insectivore,
le gecko lichen géant est le plus grand des Uroplates malgaches,
avec ses 30 cm. Arboricole, il est le reptile vivant
qui possède le plus de dents. Dérangé,
il ouvre grand sa gueule, exhibant une couleur rouge
vif symbole de danger...
Algyroïde de Fitzinger – Algyroïdes
fitzingeri
algyroïdes de Fitzinger
dans une station de Haute Corse découverte par Julien – vallée
de Sisco
Espèce endémique corso-sarde,
il s’agit d’un lézard relativement bien répandu
dans toute la Corse, mais en des stations limitées. Ce
lézard au ventre orangé aime les milieux dégagés
et anciennement anthropisés (vieux murets).
Lézard de Bedriaga – Archaeolacerta
bedriagae
lézards
de Bedriaga, les plus gros de Corse, photographiés en
forêt d’Aïtone
Espèce
endémique cyrno-sarde, le lézard de Bédriaga
occupe les espaces où le minéral domine, de 700 à 2000
m, cependant de façon plus marginale, on peut l'observer
dans quelques espaces littoraux du sud de l'île. C'est essentiellement
dans le massif du Cintu qu'on le rencontre au-dessus de 1500 m,
où il y adopte volontiers des comportements grégaires.
La répartition actuelle de l'espèce évoque
un phénomène de repli dû aux évolutions
climatiques, à la compétition avec le lézard
Tiliguerta et aux dégradations d'origine anthropique: incendies
et surpâturage.
Lézard des murailles - Podarcis muralis
Le
lézard des murailles
est un des lacertidés à la plus large
répartition géographique. C’est
aussi un des plus répandus. Sa coloration est
très variable selon les endroits et les individus,
allant du gris au mélange de bleu et de vert.
Comme tous les lacertidés, il est extrêmement
vif et rapide, se réfugiant dans les anfractuosités à la
moindre approche d’un intrus.
Lézard Tiliguerta ou tyrrhénien – Podarcis
tiliguerta
Omniprésent,
c’est un lézard de moins haute altitude que le bedriaga
et qui a poussé ce dernier à se réfugier
en haute montagne. C’est en Corse l’équivalent
du lézard des murailles sur le continent. Il faut noter
que le Tiliguerta à son tour est poussé à fuir
dans la région de Bonifacio, avec l’arrivée
relativement récente d’un autre lézard (et
oui, les nouveaux sont les plus agressifs, souvent !) venu lui
de la Sardaigne toute proche : le lézard de Sicile (Podarcis
sicula).
Zonure à queue large - Zonosaurus laticaudatus
Zonure
photographié dans le parc d’Ankarafantsika à Madagascar
Scinque indonésien commun - Mabuya multifasciata
Ce
lézard indonésien
appartient à la très large famille des
Scinques, qui sont certainement parmi les reptiles
ceux qui ont le mieux réussi, si l’on
s’arrête à la formidable radiation évolutive
qui a eu lieu. Il existe plus d’un millier d’espèces
de scinques, certains saxicoles, d’autres fouisseurs,
d’aucuns avec pattes, d’autres sans...
Ce sont des lézards très robustes, très
vifs.
Boa arboricole de Mada. - Boa madagascariensis
Comme
tous les boas, le Boa de Madagascar (ici en train
de dormir
dans les hautes
herbes dans le parc Mantadia) pratique l’affût
en se camouflant. Une fois la proie détectée
puis attrapée, le boa l’étouffe
(c’est un constrictor) avant de l’avaler
entière.
Anaconda jaune - Eunectes notaeus
Petit
pour un anaconda (trois mètres tout de même...),
l’Anaconda jaune est un hôte des milieux
marécageux d’Amérique latine. Cet
individu a été photographié dans
le système lagunaire d’Ibera, dans le
Nord-Est de l’Argentine. Excellent nageur, il
est capable d’avaler d’énormes proies
qu’il mettra plusieurs jours à digérer.
Très
belle espèce de colubridé endémique, c’est
le plus grand serpent de Madagascar, que l’on rencontre
très souvent. Sa morsure peut faire mal mais le venin
n’est pas très puissant.
Mimophis mahafalensis
Seule
espèce
du genre, endémique à Madagascar, elle préfère
les milieux arides. L’individu, diurne, a été photographié dans
le parc d’Ankarafantsika.
Couleuvre vipérine – Natrix
maura
Attention
c’est
une couleuvre et non une vipère ! Même si elle lui
ressemble beaucoup, la pupille est ronde et non ovale comme les
vipères. Mesurant de 50 à 70 cm, son corps est massif,
sa queue est fine et longue, la tête est courte et triangulaire.
Elle est jaune ou grise avec des taches brunes. C’est une
espèce inféodée au milieu aquatique, puisqu’elle
y passe la majeure partie de la journée et reste presque
toujours près de l'eau calme des cours d'eau inférieurs.
Hivernant de novembre à mars, on peut la rencontrer durant
l’été se chauffer au soleil. Elle est présente
en Espagne, Portugal, France, Suisse, Italie et Afrique du Nord.
Couleuvre
vipérine (Natrix maura) photographiée par Julien
dans une grande vasque d’eau (gorges d’Holzarté – Pyrénées
atlantiques).
espèce non
identifiée, Indonésie
Crocodile du Nil - Crocodylus niloticus
Enorme
reptile d’une longueur
moyenne de 4 mètres, le Crocodile du Nil est
loin de se rencontrer uniquement en Egypte ! Cet individu
prend un bain de soleil sur le bord du lac Ravelobe,
au cœur de la réserve d’Ankarafantsika,
dans le Nord de Madagascar. Très opportuniste,
il est capable d’avaler de grosses proies. Les
morts d’homme ne sont pas rares, trois personnes
s’étant faite manger l’année
passée dans ce lac...
Caïman noir - Caïman
yacare
Les
caimans ou jacarés peuplent les marais d’Amérique
latine. Ils appartiennent à la famille des alligators.
Tortue cistude – Emys orbicularis
Biotope
typique d’une Emys orbicularis en Corse du Sud : mini-mare
dans une dune. A droite, un adulte au fond de la mare.
détail
de la tortue cistude : mieux vaut ne pas se faire mordre !
Description
:
Dépourvue de tympan, la cistude n'a pas une ouïe très fine.
Sa vue et son odorat sont en revanche excellents. Les yeux sont particulièrement
sensibles aux mouvements.
Ses pattes sont munies de palmes qui lui permettent de nager vigoureusement.
Elles sont également équipées de puissantes griffes. Elle
est très farouche.
Dimensions :
En Europe méridionale : jusqu'à 40 centimètres et 3 kilogrammes.
Habitat :
Les premiers mois de sa vie, un trou d'eau peu profond, qui fait partie d'une
zone marécageuse, de petites mares peu profondes. Adulte : Un étang
dans une zone marécageuse, les lacs, les cours d'eau lents.
Biologie :
Comme tous les reptiles, la cistude est incapable de régler sa température,
qui varie avec celle de son environnement. Un froid intense l'engourdit et
la fait entrer en hibernation... A l'inverse, elle devient de plus en plus
active lorsque la température s'élève.
L'hibernation :
Lorsque la température devient trop basse pour assurer un minimum d'activité,
elle creuse un terrier ou s'enfonce dans la vase et disparaît six mois
sous l'eau.
Son métabolisme est très fortement ralenti : son coeur ne bat
plus que de temps à autre, la digestion s'arrête totalement. Elle
ne respire plus par ses poumons mais absorbe l'oxygène dissous dans
l'eau, à la manière des poissons, grâce à de minuscules
protubérances de sa peau et de sa bouche, qui sont remplies de capillaires
sanguins. De plus, la cistude est capable de résister à des températures
extrêmes. Des cistudes ont survécu à des températures
de moins 27 degrés !!
Nourriture :
La cistude nettoie l'eau des charognes, des poissons malades, des insectes
tombés accidentellement à la surface. Son menu comprend également
des vers aquatiques, des mollusques de toutes sortes, des crustacés
et des insectes aquatiques. Après une bonne pluie, elle chasse parfois
sur terre ferme des lombrics et des limaces.
Reproduction :
L'accouplement a lieu au sortir de l'hibernation et a lieu sous l'eau. La ponte
se fait généralement au mois de juin, dans un terrain plat,
au sol sableux et avec peu de végétation. La femelle creuse
un trou de 10 cm de profondeur et y dépose ses oeufs. Elle referme
ensuite ce trou et remue la terre et les végétaux alentours
pour bien le camoufler.
Menaces :
80 à 95% des oeufs finissent dans l'estomac de prédateurs : les
sangliers, les mustélidés, les chiens et autres écumeurs
de campagnes. Les tortues étrangères (de Floride). L'homme qui
détruit son habitat (les populations sont vulnérables car peu
nombreuses et constituées majoritairement d'individus âgés).
Tortue d'Hermann - Testudo hermani
La
tortue d'Hermann est une tortue terrestre, la seule de France,
que l'on
retrouve dans quelques stations du sud du pays
et ici en Corse où les effectifs sont les plus importants
(jusqu'à 10 individus par hectare). Si elles peuvent
atteindre l'âge de 80 ans, elles subissent de fortes
pertes durant les premières années
de leur vie.
Un
individu trouvé par Julien
Renoult dans une zone de maquis à chênes verts, Haute-Corse.