Les routes de tous les voyages ...
ACCUEIL

EditRegion3

Les Reptiles

 

 

VOYAGES
Afrique du Sud
Argentine
Belgique
Botswana
Corse
France
Hollande
Inde
Indonésie
Italie
Madagascar
Maroc
Mexique Guatemala
Namibie
Pérou Bolivie Chili
Tunisie
Zimbabwe
NATURE
Araignées
Batraciens
Fougères
Insectes
Oiseaux
Orchidées
Reptiles
 

EditRegion4

Les Sauriens... aaen rouge : famille aaaaen blanc : sous-famille aaa() : nombre d’espèces dans le monde pour la sous-famille
Cliquez sur les miniatures aaaaaaC : espèce présente en Corse aaaaaaaaen noir: pays origine individu photographié



IGUANIA
Agamidae
Agaminae
(400)
IGUANIA
Chamaeleonidae
(130)
Gonocephalus chamaleontinus
INDONESIE - Sumatra
Caméléon de Périnet
Calumna gastrotaenia

MADAGASCAR
Caméléon de Parson
Calumna parsonii cristifer
MADAGASCAR
Caméléon nasique
Calumna nasuta
MADAGASCAR
Caméléon à cornes courtes
Calumna brevicornis
MADAGASCAR
Caméléon de Boettger
Calumna boettgeri
MADAGASCAR
IGUANIA
Iguanidae
Corytophaninae
(9)
Caméléon panthère
Furcifer pardalis
MADAGASCAR
Caméléon rhinocéros
Furcifer rhinoceratus
MADAGASCAR
Caméléon d’Oustalet
Furcifer oustaleti
MADAGASCAR
Basilic à barres jaunes Basiliscus vittatus
MEXIQUE
IGUANIA
Iguanidae
Iguaninae
(29)
SCLEROGLOSSA : GEKKOTA
Gekkonidae
Gekkoninae
(670)
Iguane à queue épineuse
Ctenosaura hemilopha
MEXIQUE
Gecko Tokay
Gekko gecko
INDONESIE
Paroedura stumpffi
MADAGASCAR
Gecko diurne commun de M.
Phelsuma madagascariensis
MADAGASCAR
Gecko diurne à bandes
Phelsuma lineata
MADAGASCAR
Tarente
Tarentola mauritanica m.
C
CORSE
Gecko-mousse à queue foliacée
Uroplatus sikorae
MADAGASCAR
Gecko à queue plate
Uroplatus ebenaui
MADAGASCAR
SCLEROGLOSSA :
AUTARCHOGLOSSA
Lacertidae
(220)
Gecko lichen géant
Uroplatus fimbriatus
MADAGASCAR
?
INDONESIE
?
INDONESIE
Algyroïde de Fitzinger Algyroïdes fitzingeri C
CORSE
SCLEROGLOSSA :
AUTARCHOGLOSSA
Gerrhosauridae
(30)
Lézard de Bedriaga Archaeolacerta bedriagaeC
CORSE
Lézard des murailles
Podarcis muralis
ITALIE
Lézard Tiliguerta
Podarcis tiliguerta
C
CORSE
?
INDONESIE
SCLEROGLOSSA :
AUTARCHOGLOSSA

Scincidae
Lygosominae
(760)
Zonure à queue large
Zonosaurus laticaudatus
MADAGASCAR
Scinque indonésien commun
Mabuya multifasciata
INDONESIE

 

n.b. : Il y a en Corse plusieurs espèces de tortues, trois geckos, 4 lézards et deux couleuvres (pas de vipère), soit 13 ou 14 espèces de reptiles. Nous n’avons pu pour l’heure n’en photographier que quelques-unes. Les autres non photographiées sont : tortue d’Hermann (Testudo hermanni), Hémidactyle (Hemidactylus turcicus), Phyllodactyle d’Europe (Phyllodactylus europaeus), lézard sicilien (Podarcis sicula), couleuvre verte et jaune (Coluber viridiflavus) et couleuvre à collier de Corse (Natrix natrix corsa).

Les Ophidiens... aaaGRAS NOIR : super famille aaaaaen rouge : famille aaaaaaen blanc : sous famille
Cliquez sur les miniatures aaaaaaaaaaaaaaaaaa() nombre d’espèces dans la sous famille aaaaaaaaen noir : pays origine individu photographié
HENOPHIDAE
Boidae
Boïnés
(23)
Boa arboricole de Mada.
Boa madagascariensis
MADAGASCAR
Anaconda jaune
Eunectes notaeus
ARGENTINE
XENOPHIDIAE
Colubridae
(1858)
Leioheterodon malgache
Leioheterodon madagascariensis
MADAGASCAR
Couleuvre vipérine
Natrix maura
FRANCE

?

INDONESIE

 

 Les Crocodiliens... aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaen rouge : la famille
Cliquez sur les miniatures
 Crocodylidae
 Alligatoridae
 
 

 Crocodile du Nil
Crocodylus niloticus

MADAGASCAR

 

 Caïman noir
Caïman yacare

ARGENTINE

 

 

Les Chéloniens... aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaen rouge : la famille
Cliquez sur les miniatures
Emydidae
Testudinidae
Tortue cistude
Emys orbicularis
C

 

Tortue d'Hermann

Testudo HermaniC

 

Agame ( Gonocephalus ou Acanthosaura ?)

 

Iguane photographié au Mont Kerinci – Sumatra (Indonésie)

 

Gonocephalus chamaleontinus

 

Magnifique agame trouvé dans le parc de Cibodas sur l’île de Java.

Les agames du genre Gonocephalus sont appelés « agames à tête angulée ». Ils sont capables de changer de couleur rapidement, selon l’état d’excitation. Les agames sont le pendant des iguanes du Nouveau Monde. On les trouve depuis l’Afrique jusqu’en Asie. L’espèce chamaleontinus est essentiellement arboricole, descendant rarement au sol. Elle vit dans les forêts humides du sud-est asiatique.

 

Caméléon nain - Brookesia minima

 

Brookesia minima fait partie des caméléons-nains. Ce genre ne contient que des espèces non-arboricoles, qui vivent au sol sous les feuilles, se servant de leur camouflage pour ne pas se faire voir. L’espèce minima ne mesure que trois centimètres ! Il existe 22 espèces de Brookesia, toutes endémiques de Madagascar. Presque toutes se reproduisent par parthénogenèse, c’est-à-dire sans l’intervention des mâles... En fait, ce ne sont que des femelles qui se clonent entre elles !

 

 

Caméléon de Périnet - Calumna gastrotaenia

 

Les caméléons du genre Calumna sont de taille assez grande. Contrairement aux Brookesia, ils sont strictement arboricoles, se nourrissant d’insectes grâce à leur langue gluante qu’ils projètent vers leur proie à grande distance. Ce sont les reptiles qui ont la vue la plus incroyable, grâce à la vision télescopique de leurs deux yeux indépendants. En réalité, chaque œil envoie à tour de rôle, chaque seconde, son image au cerveau.

 

Caméléon de Parson - Calumna parsonii cristifer

 

Les caméléons de Parson font partie des plus grands caméléons au monde, pouvant atteindre 60 centimètres. Chez les sujets âgés, ils possèdent deux excroissances au bout du museau et un prolongement en forme de casque derrière la tête.

 

Caméléon nasique - Calumna nasuta

 

Un caméléon nasique, avec son nez en protubérance, photographié dans le parc naturel de Ranomafana.

 

Caméléon à cornes courtes - Calumna brevicornis

 

 

Caméléon à cornes courtes photographié dans le parc naturel d’Ankarafantsika.

 

Caméléon de Boettger - Calumna boettgeri

 

Espèce endémique à l’extrême nord de Madagascar, les individus âgés de Calumna boettgeri ont le nez qui vire au violet... Individu photographié dans le parc de la Montagne d’Ambre.

 

Caméléon panthère - Furcifer pardalis

 

Furcifer pardalis est l’un des plus grands caméléons. Il est originaire du nord de Madagascar (photographié ici dans le parc de Ankarafantsika). Il possède une très grande aptitude à changer de couleur.

 

Caméléon rhinocéros - Furcifer rhinoceratus

 

Endémique de Madagascar, photographié ici dans le parc de Ranomafana.

 

Caméléon d’Oustalet - Furcifer oustaleti

 

Le caméléon d’Oustalet est l’un des plus grands caméléons africains. Originaire de Madagascar, il a été introduit au Kenya. C’est une espèce que l’on trouve souvent dans des milieux assez secs. L’individu en haut à gauche, par exemple, a été photographié dans la petite réserve paysanne Anja, au sud de Fianarantsoa, Madagascar.

 

Basilic à barres jaunes - Basiliscus vittatus

 

Le basilic à barres jaunes est un splendide lézard associé aux Iguanes, que l’on retrouve près des points d’eau d’Amérique centrale, comme ici pour cet individu photographié près de la rivière Agua Azul, dans le Chiapas Mexicain. Le mâle possède une grande crête sur la tête, certainement un ornement pour séduire les femelles lors de la période de reproduction. Les basilics sont connus pour leur capacité à courir sur de longues distances sur leurs deux seules pattes arrière, franchissant même des ruisseaux, d’où leur surnom de « lézards Jésus »...

 

Iguane à queue épineuse - Ctenosaura hemilopha

 

Bel iguane à la queue hérissée de piquants, Ctenosaura hemilopha se retrouve depuis le Mexique (photographié ici dans les ruines Mayas de Chichen Itza et d’Uxmal) jusqu’à Panama. Les iguanes ne doivent pas être confondus avec les varans, ils sont même à l’opposé dans l’histoire évolutive des lézards ! Les iguanes ont une langue en chair qui leur permet de manger, point commun avec les caméléons, tandis que les varans ont une langue dure et fourchue qui leur sert de capteur sensoriel. Pour manger les proies, ils se servent de leurs puissantes mâchoires (les serpents sont originaires des varans). Signalons aussi que les iguanes chassent à l’affût, se servant de leur camouflage, contrairement aux varans, qui sont d’actifs chasseurs.

 

Gecko Tokay - Gekko gecko

 

Genre ayant donné son nom à la large famille des Gekkonidae. Le Gecko tokay est largement répandu en Asie. On le reconnaît à ses points orangés sur tout le corps. Comme une grande majorité de geckos, le Tokay est nocturne, ce qui marque une évolution dans l’histoire des reptiles, avec de nouvelles niches écologiques à exploiter. Les Geckos sont les seuls lézards à pousser de sourds cris d’appel durant la nuit. Celui-ci, photographié dans le parc de Baluran à l’est de Java (Indonésie) n’a pas échappé à la règle ! C’est d’ailleurs à cause de son cri qui n’est pas sans rappeler celui d’une grenouille que nous l’avons trouvé derrière une armoire !

 

Paroedura stumpffi

 

Joli gecko endémique de Madagascar. Les geckos sont à mi chemin entre les iguanes et les lézards plus « rapides » comme les lacertidés ou les téidés. Ils pratiquent encore le camouflage et la chasse à l’affût. Beaucoup sont nocturnes (pupille en ellipse).

 

Gecko diurne commun de M. - Phelsuma madagascariensis

 

C’est l’un des geckos les plus connus, de par sa splendide couleur verte et ses points rouges. Les espèces appartenant au genre Phelsuma sont endémiques à l’île de Madagascar. Ce sont, une fois n’est pas coutume, des espèces diurnes (notez la pupille arrondie et non en ellipse). Ils sont insectivores.

 

Gecko diurne à bandes - Phelsuma lineata

 

Espèce diurne de Madagascar

 

La Tarente - Tarentola mauritanica mauritanica

 

 
un sujet se bronze sur une pierre
détail de la tête de Tarentola mauritanica
Il s’agit d’un gecko. Elle est commune en Afrique du Nord et en Europe méditerranéenne, où elle vit dans les fissures des rochers et dans les vieilles bâtisses; la nuit, elle hante en grand nombre les parages des sources lumineuses. Sa peau, abondamment recouverte de granulations et de tubercules, est gris brunâtre, diversement tachée de brun et de blanc sur la face dorsale; la face ventrale est blanc jaunâtre. Cet animal inoffensif, dépourvu de tout organe producteur de venin et donc considéré à tort comme venimeux et persécuté, ne capture que des insectes. Au cœur du printemps, les mâles engagent des combats pour conquérir les femelles, perdant souvent, au cours de ces luttes, leur queue, qui se régénère ensuite.

 

Uroplatus sikorae Gecko-mousse à queue foliacée

 

Les Uroplates sont un genre endémique à Madagascar. Pour ces espèces, le camouflage a été poussé à l’extrême, comme on le voit sur les photos ci-dessus. Les Uroplates tirent le nom de leur queue aplatie qui permet d’épouser parfaitement le tronc des arbres. Des barbillons sous la gorge permettent aussi d’éviter toute ombre. Le corps imite les moindres stries de l’écorce, ainsi que le lichen qui recouvre souvent les arbres ! L’Uroplate, comme de nombreux geckos, chasse à l’affût grâce à son camouflage et attend son heure. L’observateur attentif peut s’approcher de lui très près, ce qui n’est pas le cas avec les autres lézards actifs...

 

Uroplatus ebenaui - Gecko à queue plate

 

Autre espèce d’Uroplate photographié en forêt de Ranomafana, la nuit, lorsque ce gecko part en chasse. Là encore le camouflage est parfait, avec une queue qui imite une feuille abîmée !

 

Gecko lichen géant - Uroplatus fimbriatus

 

 

 

Insectivore, le gecko lichen géant est le plus grand des Uroplates malgaches, avec ses 30 cm. Arboricole, il est le reptile vivant qui possède le plus de dents. Dérangé, il ouvre grand sa gueule, exhibant une couleur rouge vif symbole de danger...

 

Algyroïde de Fitzinger – Algyroïdes fitzingeri

 

algyroïdes de Fitzinger dans une station de Haute Corse découverte par Julien – vallée de Sisco

Espèce endémique corso-sarde, il s’agit d’un lézard relativement bien répandu dans toute la Corse, mais en des stations limitées. Ce lézard au ventre orangé aime les milieux dégagés et anciennement anthropisés (vieux murets).

 

Lézard de Bedriaga – Archaeolacerta bedriagae

 

lézards de Bedriaga, les plus gros de Corse, photographiés en forêt d’Aïtone
Espèce endémique cyrno-sarde, le lézard de Bédriaga occupe les espaces où le minéral domine, de 700 à 2000 m, cependant de façon plus marginale, on peut l'observer dans quelques espaces littoraux du sud de l'île. C'est essentiellement dans le massif du Cintu qu'on le rencontre au-dessus de 1500 m, où il y adopte volontiers des comportements grégaires. La répartition actuelle de l'espèce évoque un phénomène de repli dû aux évolutions climatiques, à la compétition avec le lézard Tiliguerta et aux dégradations d'origine anthropique: incendies et surpâturage.

 

Lézard des murailles - Podarcis muralis

 

Le lézard des murailles est un des lacertidés à la plus large répartition géographique. C’est aussi un des plus répandus. Sa coloration est très variable selon les endroits et les individus, allant du gris au mélange de bleu et de vert. Comme tous les lacertidés, il est extrêmement vif et rapide, se réfugiant dans les anfractuosités à la moindre approche d’un intrus.

 

Lézard Tiliguerta ou tyrrhénien – Podarcis tiliguerta

 

Omniprésent, c’est un lézard de moins haute altitude que le bedriaga et qui a poussé ce dernier à se réfugier en haute montagne. C’est en Corse l’équivalent du lézard des murailles sur le continent. Il faut noter que le Tiliguerta à son tour est poussé à fuir dans la région de Bonifacio, avec l’arrivée relativement récente d’un autre lézard (et oui, les nouveaux sont les plus agressifs, souvent !) venu lui de la Sardaigne toute proche : le lézard de Sicile (Podarcis sicula).

 

 

Zonure à queue large - Zonosaurus laticaudatus

 

Zonure photographié dans le parc d’Ankarafantsika à Madagascar

 

Scinque indonésien commun - Mabuya multifasciata

 

Ce lézard indonésien appartient à la très large famille des Scinques, qui sont certainement parmi les reptiles ceux qui ont le mieux réussi, si l’on s’arrête à la formidable radiation évolutive qui a eu lieu. Il existe plus d’un millier d’espèces de scinques, certains saxicoles, d’autres fouisseurs, d’aucuns avec pattes, d’autres sans... Ce sont des lézards très robustes, très vifs.

 

Boa arboricole de Mada. - Boa madagascariensis

 

Comme tous les boas, le Boa de Madagascar (ici en train de dormir dans les hautes herbes dans le parc Mantadia) pratique l’affût en se camouflant. Une fois la proie détectée puis attrapée, le boa l’étouffe (c’est un constrictor) avant de l’avaler entière.

 

Anaconda jaune - Eunectes notaeus

 

Petit pour un anaconda (trois mètres tout de même...), l’Anaconda jaune est un hôte des milieux marécageux d’Amérique latine. Cet individu a été photographié dans le système lagunaire d’Ibera, dans le Nord-Est de l’Argentine. Excellent nageur, il est capable d’avaler d’énormes proies qu’il mettra plusieurs jours à digérer.

 

Leioheterodon malgache - Leioheterodon madagascariensis

 

Très belle espèce de colubridé endémique, c’est le plus grand serpent de Madagascar, que l’on rencontre très souvent. Sa morsure peut faire mal mais le venin n’est pas très puissant.

 

Mimophis mahafalensis

 

Seule espèce du genre, endémique à Madagascar, elle préfère les milieux arides. L’individu, diurne, a été photographié dans le parc d’Ankarafantsika.

 

Couleuvre vipérine – Natrix maura

 

Attention c’est une couleuvre et non une vipère ! Même si elle lui ressemble beaucoup, la pupille est ronde et non ovale comme les vipères. Mesurant de 50 à 70 cm, son corps est massif, sa queue est fine et longue, la tête est courte et triangulaire. Elle est jaune ou grise avec des taches brunes. C’est une espèce inféodée au milieu aquatique, puisqu’elle y passe la majeure partie de la journée et reste presque toujours près de l'eau calme des cours d'eau inférieurs. Hivernant de novembre à mars, on peut la rencontrer durant l’été se chauffer au soleil. Elle est présente en Espagne, Portugal, France, Suisse, Italie et Afrique du Nord.
Couleuvre vipérine (Natrix maura) photographiée par Julien dans une grande vasque d’eau (gorges d’Holzarté – Pyrénées atlantiques).

espèce non identifiée, Indonésie

 

Crocodile du Nil - Crocodylus niloticus

 

 

Enorme reptile d’une longueur moyenne de 4 mètres, le Crocodile du Nil est loin de se rencontrer uniquement en Egypte ! Cet individu prend un bain de soleil sur le bord du lac Ravelobe, au cœur de la réserve d’Ankarafantsika, dans le Nord de Madagascar. Très opportuniste, il est capable d’avaler de grosses proies. Les morts d’homme ne sont pas rares, trois personnes s’étant faite manger l’année passée dans ce lac...

 

Caïman noir - Caïman yacare

 

Les caimans ou jacarés peuplent les marais d’Amérique latine. Ils appartiennent à la famille des alligators.

 

Tortue cistude – Emys orbicularis

 

 

Biotope typique d’une Emys orbicularis en Corse du Sud : mini-mare dans une dune. A droite, un adulte au fond de la mare.
détail de la tortue cistude : mieux vaut ne pas se faire mordre !

Description :
Dépourvue de tympan, la cistude n'a pas une ouïe très fine. Sa vue et son odorat sont en revanche excellents. Les yeux sont particulièrement sensibles aux mouvements.
Ses pattes sont munies de palmes qui lui permettent de nager vigoureusement. Elles sont également équipées de puissantes griffes. Elle est très farouche.

Dimensions :
En Europe méridionale : jusqu'à 40 centimètres et 3 kilogrammes.

Habitat :
Les premiers mois de sa vie, un trou d'eau peu profond, qui fait partie d'une zone marécageuse, de petites mares peu profondes. Adulte : Un étang dans une zone marécageuse, les lacs, les cours d'eau lents.

Biologie :
Comme tous les reptiles, la cistude est incapable de régler sa température, qui varie avec celle de son environnement. Un froid intense l'engourdit et la fait entrer en hibernation... A l'inverse, elle devient de plus en plus active lorsque la température s'élève.

L'hibernation :
Lorsque la température devient trop basse pour assurer un minimum d'activité, elle creuse un terrier ou s'enfonce dans la vase et disparaît six mois sous l'eau.
Son métabolisme est très fortement ralenti : son coeur ne bat plus que de temps à autre, la digestion s'arrête totalement. Elle ne respire plus par ses poumons mais absorbe l'oxygène dissous dans l'eau, à la manière des poissons, grâce à de minuscules protubérances de sa peau et de sa bouche, qui sont remplies de capillaires sanguins. De plus, la cistude est capable de résister à des températures extrêmes. Des cistudes ont survécu à des températures de moins 27 degrés !!

Nourriture :
La cistude nettoie l'eau des charognes, des poissons malades, des insectes tombés accidentellement à la surface. Son menu comprend également des vers aquatiques, des mollusques de toutes sortes, des crustacés et des insectes aquatiques. Après une bonne pluie, elle chasse parfois sur terre ferme des lombrics et des limaces.

Reproduction :
L'accouplement a lieu au sortir de l'hibernation et a lieu sous l'eau. La ponte se fait généralement au mois de juin, dans un terrain plat, au sol sableux et avec peu de végétation. La femelle creuse un trou de 10 cm de profondeur et y dépose ses oeufs. Elle referme ensuite ce trou et remue la terre et les végétaux alentours pour bien le camoufler.

Menaces :
80 à 95% des oeufs finissent dans l'estomac de prédateurs : les sangliers, les mustélidés, les chiens et autres écumeurs de campagnes. Les tortues étrangères (de Floride). L'homme qui détruit son habitat (les populations sont vulnérables car peu nombreuses et constituées majoritairement d'individus âgés).

 

Tortue d'Hermann - Testudo hermani

 

La tortue d'Hermann est une tortue terrestre, la seule de France, que l'on retrouve dans quelques stations du sud du pays et ici en Corse où les effectifs sont les plus importants (jusqu'à 10 individus par hectare). Si elles peuvent atteindre l'âge de 80 ans, elles subissent de fortes pertes durant les premières années de leur vie.

Un individu trouvé par Julien Renoult dans une zone de maquis à chênes verts, Haute-Corse.